Atelier d’initiation à l’orotone

Le Lieu vous donne rendez-vous le dimanche 11 octobre à partir de 14h et jusqu’à 17h pour un atelier d’initiation au tirage orotone animé par Etienne Godier.

Sur inscription. Réservation par mail à contact@galerielelieu.com

L’orotone est un procédé photographique en noir et blanc réalisé sur plaque de verre, dont le revers est recouvert d’une dorure. Ce procédé historique, apparu au début du XXe siècle, a notamment été développé par le photographe Edward S. Curtis (1868–1952) dans le cadre de son travail sur l’Ouest américain. La dorure propre à l’orotone sublime le réel et confère à l’image une luminosité et une profondeur singulières.

Au cours de cet atelier animé par Étienne Godier, vous serez invité·es à réaliser un tirage sur une petite plaque de verre préalablement enduite d’une émulsion à la gélatine d’argent. À partir d’un négatif numérique issu de vos propres images, vous développerez votre tirage sur verre en chambre noire. La plaque sera ensuite séchée, puis son dos sera recouvert d’un vernis aux pigments d’or ou d’argent.

« Les tirages photographiques traditionnels sont ternes comparés aux orotones, qui retiennent toute la lumière et sont aussi vivants et étincelants qu’une pierre précieuse. » – Edward S. Curtis

Niveau : aucun niveau minimum requis
Nombre de participant·e·s :
5 personnes maximum
Participation à hauteur de : 50€ (45€ pour les adhérent.es)
tirage sur plaque de verre inclus.
Lieu de l’atelier : 2 Chemin du conservatoire, 56 270 Ploemeur

© Etienne Godier

Etienne Godier

Étienne Godier explore une large gamme de procédés photographiques, anciens et contemporains, en hybridant tirage analogique et travail numérique. Ses œuvres prennent le plus souvent la forme de petits formats, précieux et fragmentaires, comme des éclats d’histoires inachevées. Une même photographie peut exister en de multiples variations à l’image du souvenir qui se transforme à chaque récit. Un temps long sépare souvent la prise de vue et le moment où la photographie trouve sa forme définitive. L’image traverse plusieurs états et se décline sur différents papiers. Ces expérimentations successives constituent autant d’étapes dans la recherche d’une forme juste, où la matière se met au service de l’émotion. Chaque photographie devient ainsi un terrain d’exploration, oscillant entre maîtrise technique et part d’aléatoire, à la merci de l’imperfection. 

Portrait d’Etienne Godier – © Mikaël Brun