Philippe Bernard : À la lumière de l’ombre

Du 6 mai au 12 juin 2011

Vernissage le jeudi 5 mai à 18h30, en présence de l’artiste

Visites commentées : mardi 17 mai à 12h30 / mardi 24 mai à 18h30 / mercredi 1er juin à 12h30

Deux séries photographiques présentées : « Ombres blanches » et « À la lumière de l’ombre »

Ombres blanches

Leur couleur de peau s’efface, leur vision s’obstrue, leur visage exprime l’ineffable. Fantômes, ils se diluent dans la lumière, se dissipent, s’évaporent.
J’ai utilisé la lumière à contre usage : elle qui d’ordinaire révèle, ici, efface. Pris à contre-jour, dos au soleil, ces hommes et ces femmes rencontrés dans les rues de quelques capitales africaines posent devant un tissu blanc, les yeux clos.

À la lumière de l’ombre, autoportraits

Parfois angoissante et mortifère, souvent radieuse et colorée, cette galerie d’autoportraits nous convie à regarder par-delà les apparences. Ici, c’est l’ombre qui est le sujet. Des réseaux organiques affleurent, l’intériorité est mise à nu, comme si le tréfonds se donnait à voir…
Entièrement réalisées à la prise de vue, ces images relèvent d’un geste purement photographique où le procédé rejoint le propos. Mettre en lumière l’ombre revient à regarder l’obscurité, à poser son regard sur ce qui n’est pas clairement visible. Ces photographies s’apparentent à l’imagerie médicale. Symboliquement, la lumière traverse le corps et projette des représentations de l’intériorité. Si elles semblent capter des parties d’âme humaine, ces images permettent surtout une projection des forces et des tensions qui nous habitent. Y apparaît en filigrane, le paradoxe de l’existence, tout à la fois couleur et violence sourde.