Pondichéry
du 02/11/2007 au 07//2/02/1
Didier Cholodnicki
 
Il est une ville, très loin vers l’est,
souvenirs de merveilles et de chatoiements,
qui enferme en elle des bribes de la mémoire
française. Epoque désormais lointaine des
comptoirs français des Indes Orientales,
cette ville s’efface petit à petit de nos
mémoires. 
Pondichéry fut un des points d’attache
portuaire où les galions français ramenaient
vers la France et plus précisément à Lorient,
les épices, les soieries tant convoitées par
la bourgeoisie de l’époque. 
En 1673 un militaire français acheta, pour le
compte de la compagnie des indes, un village
nommé ‘’Poudouchéry’ sur la côte de
Coromandel du sous-continent indien. Ce fut
le début de l’aventure française aux Indes.
Près de cent ans plus tard, Pondichéry est
devenue une cité prospère où l’argent coule à
Flot.
Après avoir été rasée et brûlée par les
anglais elle redeviendra française mais ne
sera plus que l’ombre d’elle- même. Plus tard
encore ,elle deviendra une escale vers
l’Indochine avant d’être restituée à l’Inde.
Le travail présenté ici ,constitue la
première partie d’un projet qui vise à
rapprocher Lorient et Pondichéry.
Ces photographies réalisées ,dans un premier
temps à Pondichéry, essaient de souligner au
travers des traces de l’influence française
en Inde, la cohabitation culturelle et
stylistique de la ville.
La ville est traitée ici, en passant , à la
façon d’un nomade, au travers des axes de
déplacement foulés par ses habitants,
explorant ainsi les limites terriennes et
maritimes de la ville.

Didier Cholodnicki août 2007.

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dédié à la biennale "Les Rencontres
Photographiques".

Didier Cholodnicki
©Cholodnicki
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