Max Armengaud



Max Armengaud est né en 1957 à Castres
dans le Tarn. Il commence à photographier en
autodidacte en 1974. En 1978, il s'installe à
Paris où il fréquente le milieu théâtral, y
effectuant divers reportages. De 1981 à 1993,
il constitue un fonds d'archives
photographiques sur le Conservatoire
National Supérieur d'Art Dramatique de Paris
dont il est le photographe officiel.
Parallèlement, il poursuit une activité de
portraitiste et il collabore à diverses revues
théâtrales.

Dans ce contexte s'impose à lui la question
du passage d'une pratique essentiellement
documentaire à celle d'auteur, question qui se
cristallise autour de sa pratique du portrait.
1986 marque le commencement d'un travail
personnel sur l'Opéra de Paris où se
développera sa stratégie opératoire. En
quatre ans, il réalise un portrait du Palais
Garnier à travers les portraits in situ de ceux
qui y vivent et y travaillent.

La question de la visibilité de l'institution
est
au centre de la démarche, son rapport à
l'image et à la représentation d'elle-même.
Opérant dans la coulisse de la représentation
"officielle " ou stéréotypée, appuyant sa
stratégie d'investigation sur l'articulation des
rapports de hiérarchie qui structurent
l'institution, il place l'individu au centre du
dispositif : I'individu dans son rapport au
monumental, à la hiérarchie, aux
architectures, l'individu aussi dans son
rapport au temps et à l'histoire. C'est à partir
de ce jeu de tensions, de ce jeu d'influences
et de résistances entre un individu, un lieu,
une hiérarchie, entre une histoire individuelle
et une histoire collective, qu'il construit ses
photographies. C'est ensuite par la
présentation de la série sous la forme
compacte du mur d'images, par les nombreux
décalages et jeux de confrontations qu'elle
propose, qu'il met en scène son portrait de
l'institution.

A partir de 1990, diverses bourses publiques
lui permettent de poursuivre cette exploration.
En 1990-91, pensionnaire à la Villa Médicis à
Rome, il réalise un portrait de la Cité du
Vatican. En 1992, une bourse Léonard de
Vinci du Ministère des Affaires Etrangères lui
permet de concrétiser un portrait de la
Présidence de la République Tchèque au
Château de Prague. Membre de la section
artistique de la Casa de Velazquez à Madrid
de 1993 à 1995, il réalise un portrait des
arènes de Madrid en 1994 et un portrait du
Palais de l'Elysée en 1995. En 1997, il obtient
l'Aide Individuelle à la Création (bourse du
F.I.A.C.R.E.) du Ministère de la Culture et de
la
Communication pour réaliser un travail sur un
autre type de territoire institutionnel, celui
de la
représentation politique locale. Il poursuit ce
travail en 2000 en participant à la mission
"Photographie en Val de Dronne" où il réalise
une autre série intitulée "Les maires du Val de
Dronne". En 1999, artiste résidant au Théâtre
Granit/Scène Nationale de Belfort, il réalise un
portrait du quartier "Les Résidences-Bellevue
", s'interrogeant cette fois sur la relation
individu/urbanité.

Depuis 1991, son travail a donné lieu à des
expositions en France et en Europe. Il est, par
ailleurs, enseignant à l'Ecole Supérieure des
Beaux-Arts de Marseille.