19e Rencontres photographiques du Pays de Lorient

Du 22 octobre au 11 décembre 2011

 

Organisées tous les deux ans, les Rencontres photographiques réunissent une dizaine d’artistes invités à exposer dans plusieurs lieux du pays de Lorient. (Ecole supérieure d’art, espace d’art contemporain, galeries, Artothèque…)

La programmation de ces 19e Rencontres photographiques est élaborée  autour de la thématique Trafic d’influence.
Les travaux présentés sont des œuvres photographiques qui mettent en avant leurs affinités avec le cinéma, la littérature, la peinture.

 

Inauguration de la manifestation le vendredi 21 octobre 2011 à 18h30, à la Galerie du Faouédic, place de l’hôtel de ville à Lorient.

Parcours et rencontres avec les artistes, la journée du samedi 22 octobre 2011.

 

 

 

 

Programmation


Laurence Aegerter

Laurence Aegerter
Chefs d’œuvres au musée

Ces scènes ont lieu dans deux musées prestigieux (Le Louvre à Paris et Le Rijksmuseum d’Amsterdam). Elle nous montrent des visiteurs qui observent une peinture célèbre. Ce travail est une réflexion des moyens d’appropriation d’une oeuvre d’art importante et sur la différence de statut entre un visiteur anonyme et des peintres très célèbres (Watteau, Ingres, De La Tour, Rembrandt, Asselijn, Van Goyen…)
A la Galerie du Faouédic, Lorient


Eric Bouttier

Eric Bouttier
DES PAYSEMENTS / D’ici
La démarche de cet auteur oscille entre la notion d’instant, propre au médium photographique, et l’étirement des images fixes vers l’accomplissement d’une durée, qui caractérise le cinéma.
Deux travaux présentés : DES PAYSEMENTS, une série photographique formée de chapitres restituant le fil de voyages : Chine, Bolivie, Mayotte…
D’ici, vidéo d’après un film super 8, dans lequel l’auteur (se) donne les moyens de l’établissement de ses origines, dans les lieux circonscris de son enfance. Le film est une décharge stroboscopique d’images, comme celle que l’on pourrait vivre après une période d’oubli profond, à laquelle on aurait mis fin par on ne sait quel électrochoc.
A la Galerie du Faouédic, Lorient


Arno Gisinger

Arno Gisinger
Konstellation (Walter Benjamin en exil)

Trente-six arrêts sur image du photographe Arno Gisinger découpés dans les années d’exil de Walter Benjamin. Chaque étape est évoquée ici par une photographie, témoignage de l’état actuel de ces lieux et non-lieux de mémoire, accompagnée d’une citation de la correspondance du philosophe allemand. Konstellation Benjamin ? Constellation du présent et du passé, de la photographie et de la recherche historique, du texte et de l’image. Ou comment rendre justice, à la Benjamin, au penseur de la perte d’aura et de la politisation de l’esthétique. Une autre constellation de l’histoire qui invite à une nouvelle lecture d’un destin européen.
A l’école européenne supérieure d’art de Bretagne, Lorient


Harry Gruyaert

Harry Gruyaert / Magnum Photos
Rivages

Harry Gruyaert a développé une œuvre exceptionnelle entièrement dédiée à la lumière et à la couleur. Son travail prend la suite des pionniers américains de la photographie couleur que sont Joël Meyerowitz et William Eggleston. Il a toujours été attiré par le bord, cet espace segmenté qui sépare les ciels chargés, privilégié la lumière sur le sujet. De la Belgique au Maroc en passant par l’Inde et l’Égypte, Harry Gruyaert enregistre depuis plus de vingt ans les subtiles vibrations chromatiques des rivages d’Orient et d’Occident. Sous une construction picturale très structurée, la lumière inonde l’espace.
A la Galerie du Faouédic, Lorient


Frédéric Lecloux

Frédéric Lecloux / Agence VU
L’usure du monde
En 1953, l’écrivain-voyageur suisse Nicolas Bouvier quitte Genève pour un voyage de quatre ans avec pour seuls luxes une Fiat Toppolino qui offre la liberté d’aller où l’on veut et une lenteur érigée en art. L’Usage du monde, récit de cette aventure,  est devenu un livre culte dans le monde entier.
En 2004-2005, le photographe Frédéric Lecloux refait cette route, en voiture : « J’ai voyagé sans coller aux guêtres de Nicolas Bouvier au lieu près, au cadrage près, au mot près. Et surtout pas ‘ sur les traces de Nicolas Bouvier ‘. Un voyage pour le voyage, qui se suffise à lui-même. Une vraie dérive qui se donne le temps du monde des gens… » L’Usure du monde, ainsi nommé en hommage à Nicolas Bouvier, alterne photographies et récit de voyage, et conduit le lecteur dans un glissement poétique à travers les pays de l’ex-Yougoslavie, la Turquie, l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan.
A l’Atelier d’Estienne, Pont-scorff


Philippe Lopparelli

Philippe Lopparelli /Tendance Floue
D’Arthur à Zanzibar

« Zanzibar ». Les dix dernières années de sa vie, Arthur Rimbaud, exilé entre Aden et le Harar ne cesse de rêver. L’île aux assonnances magiques illustre ce « mieux un peu plus loin » qu’il a cherché en vain sa vie durant. Pourtant, Rimbaud n’ira jamais à Zanzibar. En hommage à cette quête existencielle inachevé, un voyage à la recherche de l’intemporelle éternité Rimbaldienne, celle de la mer allée avec le soleil.
Galerie de la Rotonde, Lanester


Eric Rondepierre

Eric Rondepierre
Eric Rondepierre est plasticien, photographe, écrivain, vidéaste. Dès le début des années 1990, il commence un travail photographique en relation avec le cinéma. Son travail consiste à prélever des photogrammes de film dans les cinémathèques ou les archives de films privées. Chaque voyage dans une ville est l’objet d’une recherche en archive qui se termine par l’exposition d’une série d’images issues des «angles morts du dispositif cinématographique», choisie suivant des règles strictes. Cette réflexion sur l’image, le temps et la perception sait allier radicalité et séduction, légèreté et profondeur.
Œuvres présentées issues des séries : Suites – Précis de décomposition – Cartons – Agendas – Les 30 étreintes.
A la Galerie Tal-Coat, Artothèque d’Hennebont


Wanda Skonieczny

Wanda Skonieczny
Li(e)ns – partie II

L’artiste développe une technique d’images imprimées sur tissu aux formats en liens avec les lieux , le public, pour un face à face avec ses modèles. Elle poursuit ses recherches interrogeant les potencialités de ce support textile, observant au travers des motifs, de la transparence, des plis, des drapés, des coutures, les mutations progressives de ses modèles, de la naissance, à l’enfance, de l’adolescence, à l’adulte, à la vieillesse. Un certain nombre d’œuvres et une scénographie sont créés spécialement pour cette 19e édition des rencontres photographiques de Lorient.
A la Galerie Le Lieu, Lorient


Ji Yeon Sung

Ji Yeon Sung
Entre deux

L’artiste coréenne présente une série de portraits remarquables par sa maîtrise du langage plastique et technique. Les photographies de Sung Ji-yeon possèdent une force qui entraîne le spectateur dans un état d’absorption pareil à celui de ses modèles. A l’instar des personnages intériorisés exécutés par les grands peintres français du XVIIIe siècle, comme Chardin et Greuze, elle photographie des personnes isolés dans leurs actions, ignorant totalement la présence et le regard d’un spectateur.
A la Médiathèque François Mitterand, Lorient